Ce que vous devez savoir sur la formule “pour valoir ce que de droit”
- “Pour servir et valoir ce que de droit” signifie que le document peut être utilisé dans une démarche officielle
- Cette formule n’a aucune valeur juridique en tant que telle : elle relève de l’usage, pas de la loi
- N’importe quel particulier majeur peut rédiger une attestation sur l’honneur, sans passer par un notaire
- Elle ne doit pas être confondue avec “à qui de droit”, utilisée en début de courrier
- Mentir dans une attestation sur l’honneur constitue un faux, puni par la loi
Vous avez rédigé une attestation, et votre voisin vous demande pourquoi vous avez collé cette phrase bizarre à la fin : “fait pour servir et valoir ce que de droit”. Rassurez-vous, ce n’est pas une formule magique réservée aux notaires. C’est une mention juridique très courante que vous pouvez utiliser vous-même, sans aucune formation particulière.
La formule “fait pour servir et valoir ce que de droit” signifie que le document que vous signez pourra être utilisé par son destinataire dans n’importe quelle démarche officielle, sans que vous puissiez ensuite en contester le contenu. C’est une sorte de garantie que vous donnez sur la sincérité de vos propos. On la retrouve sur les attestations sur l’honneur, les certificats de travail ou encore les diverses déclarations administratives.
Dans cet article, on reprend les bases : ce que veut vraiment dire cette expression, comment l’utiliser correctement, et dans quels cas vous en aurez besoin. Suivez le guide, ça se lit en cinq minutes.
Que signifie “pour valoir ce que de droit” ?
Un argument de poids d’abord : cette formule n’a rien de nouveau, elle vient tout droit du vocabulaire juridique traditionnel. Elle atteste que le document dans lequel elle figure pourra servir de preuve dans une procédure ou une démarche, si besoin est. On la retrouve sous plusieurs variantes : “pour servir et valoir ce que de droit”, “pour faire valoir ce que de droit”, “fait et valoir ce que de droit”, ou encore “servir et faire valoir ce que de droit”. Toutes ces tournures veulent dire exactement la même chose.

La formule ne crée pas de droit nouveau en elle-même : elle confirme simplement que le document peut être utilisé comme preuve devant une administration, un employeur ou un tribunal.
D’où vient cette expression ?
Cette locution est un héritage du langage notarial français. Les notaires et les greffiers l’employaient déjà pour clore leurs actes, histoire de préciser que le document était officiellement valable. Aujourd’hui, elle s’est démocratisée et vous la croisez sur des attestations rédigées par de simples particuliers, au même titre que sur des actes plus officiels.
Il y a fort à parier que vous l’ayez déjà croisée sans y prêter attention : sur un certificat de scolarité, une attestation d’hébergement, ou un courrier de votre employeur. Elle sert essentiellement à renforcer la crédibilité d’un écrit, en indiquant que son auteur assume la responsabilité de ce qu’il a écrit.
Comment utiliser pour faire valoir ce que de droit dans vos documents ?
Concrètement, comment ça s’utilise ? Vous placez la formule à la toute fin du document, juste avant votre signature. C’est une convention d’écriture, pas une règle gravée dans le marbre : rien ne vous oblige légalement à l’ajouter pour que votre attestation ait une valeur juridique.
Voici les éléments à faire figurer autour de cette mention pour que votre document soit complet :
- Votre identité complète (nom, prénom, date de naissance, adresse)
- La déclaration elle-même, rédigée clairement et sans ambiguïté
- Le lieu et la date de rédaction
- La mention “fait pour valoir et servir ce que de droit”
- Votre signature manuscrite
Un exemple concret ? Une attestation d’hébergement classique. Vous écrivez : “Je soussigné(e) [nom], certifie sur l’honneur héberger à mon domicile [nom de la personne] depuis le [date]. Fait à [ville], le [date], pour servir et valoir ce que de droit.” Et voilà, votre document est prêt à être présenté !

Qui peut rédiger une attestation sur l’honneur ?
N’importe quel particulier majeur peut rédiger une attestation sur l’honneur, sans passer par un professionnel du droit. Service-Public.fr propose d’ailleurs un modèle type que vous pouvez personnaliser selon votre situation, en une poignée de minutes. C’est accessible à tous, et c’est bien là tout l’intérêt de ce type de document : pas besoin de payer un juriste pour attester d’un fait simple.
Attention tout de même : mentir dans une attestation sur l’honneur constitue un faux, puni par la loi. La formule finale n’est pas qu’une formalité de style, elle rappelle que vous engagez votre responsabilité !
Pour valoir de ce que de droit : quelle différence avec “à qui de droit” ?
On confond souvent ces deux expressions, alors qu’elles n’ont pas du tout la même fonction. Petit rappel qui va vous éviter une erreur fréquente dans vos courriers.
“À qui de droit” s’utilise en en-tête d’un courrier, quand vous ne connaissez pas le nom précis du destinataire mais que vous savez qu’il aura la compétence pour traiter votre demande. C’est l’équivalent de “Madame, Monsieur” version un peu plus formelle et juridique. “Pour valoir ce que de droit” (ou ses variantes) s’utilise, elle, en fin de document, pour certifier sa valeur probante.

| Expression | Emplacement | Rôle |
|---|---|---|
| À qui de droit | Début du courrier | Désigner un destinataire inconnu mais compétent |
| Pour faire et valoir ce que de droit | Fin du document | Certifier la valeur probante de l’écrit |
Ne les mélangez surtout pas dans un même document, ça n’aurait aucun sens et ça ferait tache aux yeux d’un lecteur averti !
Fait pour valoir et servir ce que de droit a-t-elle vraiment une valeur légale ?
C’est là que je vais vous surprendre : non, cette formule n’a aucune valeur juridique en tant que telle. Elle ne rend pas un document plus vrai ou plus légal qu’il ne l’est déjà. Ce qui donne de la valeur à votre attestation, c’est le fait qu’elle soit signée, datée, et que son contenu soit exact.
Beaucoup de gens pensent, à tort, que sans cette mention leur document ne “vaudra rien”. C’est une idée reçue, et franchement, elle m’agace un peu tant elle est répandue. La formule est une tradition d’écriture, pas une condition de validité. Un tribunal ne rejettera jamais une attestation sur l’honneur au seul motif qu’elle ne se termine pas par “pour ce que valoir de droit”.

📌 Ce qui compte juridiquement, ce sont l’identité du signataire, la date, la signature et la véracité des faits déclarés, pas la formule de politesse finale.
Cela dit, gardez-la quand même ! Elle a une vraie utilité pratique : elle signale clairement au lecteur que le document est terminé et qu’il peut s’en servir officiellement. C’est un peu le point final qui rassure, même s’il n’a pas de pouvoir magique.
Pour résumer simplement : rédigez votre attestation avec des faits exacts, signez-la, datez-la, et terminez par “fait pour servir et valoir ce que de droit” pour respecter l’usage. Ces trois gestes suffisent à donner à votre document toute la crédibilité dont il a besoin. La prochaine fois qu’on vous demande une attestation, vous saurez exactement quoi écrire, sans stresser !
Questions fréquentes
Comment bien utiliser la formule pour faire valoir ce que de droit dans un document ?
Placez-la à la fin du document, juste avant votre signature. Votre attestation doit contenir votre identité, la déclaration claire, le lieu et la date, cette mention, puis votre signature manuscrite.
Quelle est la différence entre à qui de droit et pour valoir ce que de droit ?
« À qui de droit » s’utilise en début de courrier pour désigner un destinataire inconnu. « Pour valoir ce que de droit » se place en fin de document pour certifier sa valeur probante.
Qui a le droit de rédiger une attestation sur l’honneur ?
N’importe quel particulier majeur peut rédiger une attestation sur l’honneur sans passer par un professionnel du droit. Attention : mentir dans une attestation constitue un faux, puni par la loi.
Est-ce que la formule pour valoir ce que de droit a réellement une valeur juridique ?
Non, cette formule n’a aucune valeur juridique en tant que telle. Ce qui compte, c’est que l’attestation soit signée, datée et que son contenu soit exact.
Sources :